chretien-souffrance

Le chrétien face à la souffrance (suite)

Après avoir posé les fondements de la souffrance dans la première partie de cette série sur le chrétien face la souffrance, nous avons conclu en énonçant les points fondamentaux suivants :

  • Dieu n’est pas responsable de nos souffrances même s’il peut laisser que cela nous arrive.
  • Christ devrait être mon seul appui et réconfort quand je passe par des moments de souffrance car lui-même il a vécu la pire des souffrances au travers de son sacrifice à la croix.
  • Très bientôt je serai dans la présence glorieuse de Dieu et là il n’y aura plus aucune souffrance.

Dans cette deuxième partie, nous allons aborder ce que j’ai appelé les pains spirituels de la souffrance. En fait si Dieu qui est souverain permet la souffrance, cela signifie que, la souffrance a des substances bénéfiques pour notre croissance et notre maturité dans notre communion avec lui.

1. Comprendre la souveraineté de Dieu dans la souffrance

Lorsqu’on est devant la réalité de la souffrance, il est difficile de ne pas réfléchir sur la souveraineté de Dieu. Si Dieu a le contrôle sur toutes choses, pourquoi il laisse le croyant souvent subir des circonstances difficiles ? Ou encore, pourquoi Dieu laisse les croyants subir une souffrance injuste? Une compréhension simple de la souveraineté de Dieu nous aidera à voir les choses autrement.

1.1. Qu’est-ce que la souveraineté de Dieu ?

S’il faut définir de façon simple la souveraineté de Dieu, nous dirons que la souveraineté de Dieu signifie que Dieu est tout puissant, agit selon son propre chef, a un pouvoir absolu sur toute la création, est au-dessus de toutes choses visibles et invisibles.

« L’Éternel a établi son trône dans les cieux, et son règne domine sur toutes choses. » Psaumes 103. 19

“L’Eternel règne, il est revêtu de majesté, L’Eternel est revêtu, il est ceint de force. Aussi le monde est ferme, il ne chancelle pas.Ton trône est établi dès les temps anciens ; Tu existes de toute éternité”. Psaumes 93:1-2

Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Colossiens 2:9-10

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Colossiens 1:15-17

Il est celui qui prononcera le jugement dernier et jettera dans le feu éternel Satan et les démons et tous les hommes qui ont vécu dans la désobéissance totale à sa volonté, en commettant toute forme d’injustice et de mal (voire Apocalypse 20)

J’ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu’on le craigne. Ecclésiaste 3:14

Vois, Dieu est souverain par sa puissance. Quel maître enseigne comme lui ? Qui lui a imposé le chemin qu’il doit suivre ? Qui lui a jamais dit : « Ce que tu fais est mal » ? Mais souviens-toi plutôt de célébrer son œuvre que chantent les humains. Tout le monde la voit, tout être humain la regarde de loin. Vois combien Dieu est grand, sa grandeur nous échappe. Nul ne peut calculer le nombre de ses ans. Oui, c’est lui qui attire les gouttelettes d’eau, il les distille en pluie, il en fait de la brume qui tombera en pluie. Les nuées la répandent et elles la déversent en trombes sur les hommes. Qui prétendrait comprendre l’expansion des nuages et les coups de tonnerre dont retentit sa tente ? Vois, tout autour, scintiller ses éclairs ; c’est lui encore qui recouvre les profondeurs des mers. Par tous ces éléments, Dieu régit les nations, et il pourvoit les hommes de nourriture en abondance. Et ses deux mains recèlent des éclairs auxquels il assigne une cible. Le bruit de son tonnerre annonce sa venue, et même les troupeaux pressentent son approche. Job 36:22-33

1.2. La souveraineté de Dieu et relation de Dieu avec le mal

Ecoutez-moi donc, hommes de sens ! Loin de Dieu l’injustice, Loin du Tout-Puissant l’iniquité ! Il rend à l’homme selon ses œuvres, Il rétribue chacun selon ses voies. Diapo suivante Non certes, Dieu ne commet pas l’iniquité ; Le Tout-Puissant ne viole pas la justice. Qui l’a chargé de gouverner la terre ? Qui a confié l’univers à ses soins ? S’il ne pensait qu’à lui-même, S’il retirait à lui son esprit et son souffle, Toute chair périrait soudain, Et l’homme rentrerait dans la poussière. Job 34: 10-15

La réponse de Elihou à Job concernant une plainte de ce dernier (Job 27:2) par rapport à une injustice apparente de Dieu nous révèle les vérités importantes suivantes concernant la relation de Dieu avec le mal:

1- Il n’y a pas de mal en Dieu et il ne fait pas le mal
2- Dieu ne pratique pas l’injustice c.à.d ses jugement sont équitables. Il ne saurait condamner l’innocent à la place du coupable. Chaque homme a le jugement que méritent ces actions.

Nous voyons une application de cette vérité dans la conversation d’Abraham avec Dieu au sujet de la destruction de la ville de Sodome et de Gomorrhe dans Genèse 18:25-32. Malgré le degré de mal qu’avaient atteint ces villes, Dieu promet à Abraham que s’il y trouvait ne serait-ce que 10 justes, il annulerait sa sentence, parce que ne voulant pas faire mourir le juste avec le méchant. On voit clairement que Dieu agit dans la justice et le droit absolu.

La souveraineté de Dieu ne veut pas dire que l’homme n’a pas de volonté ni de responsabilité face à ses actes. Bien que Dieu savait que l’homme devait désobéir à son commandement de ne pas manger l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il laissa l’homme libre de sa décision et celui-ci subit les conséquences de sa désobéissance (nous l’avons vu dans la première partie).

Mais Dieu, dans sa logique incompréhensible par l’homme, bien que le sachant avait déjà prévu la solution pour sauver l’homme, tout en le mettant face au conséquence de ses actes.

sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, 1 pierre 1: 18-20

qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile. 2 Timothée 1:9-10

Dieu étant souverain sur toutes choses prendrait -il donc un vilain plaisir de voir ses enfants souffrir? Pourquoi permettrait-il donc à ses enfants de faire souvent face à des souffrances atroces, injustes, incompréhensibles. La réponse est toute simple: s’il n’a pas épargné son propre Fils de la mort de la croix, alors ce n’est pas en vain qu’il permet la souffrance. Oui le Dieu souverain peut permettre aux croyants de passer par des temps et circonstances de dure souffrance. Il est donc question pour moi en tant que croyant de lire dans chaque moment de souffrance que je traverse, ce que Dieu veut m’enseigner car …, toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Romains 8:28

2. La souffrance nous enseigne à rendre gloire à Dieu

Le mot hébreu pour gloire est Kabod, ce mot pourrait se traduire par poids, richesse, splendeur, honneur.

La gloire de Dieu reflète la présence de Dieu dans toute la plénitude de ses attributs(Tout puissant,souverain,etc), sa divinité, majesté, son absolue splendeur et beauté.

“S’adressant l’un à l’autre, ils proclamaient : Saint, saint, saint est le Seigneur des armées célestes. Toute la terre est pleine de sa gloire.” Esaïe 6.3

Cette compréhension de la gloire de Dieu nous donne de comprendre qu’on ne peut pas apprivoiser Dieu, il nous dépasse.

Dans son livre la souffrance Timothy keller donne une explication intéressante:

“Dès lors quand la bible dit que Dieu est glorieux, elle veut dire qu’il devrait compter et qu’il est important, au-delà de toute autre chose ou personne.Si quelque chose ou quelqu’un a plus d’importance à mes yeux que Dieu alors je ne reconnais pas sa gloire.” page 218

La souffrance nous rappelle la vanité de toutes choses, que nous n’avons le contrôle sur aucun évènement de notre vie, afin que nous tournions notre être entier uniquement vers Dieu seul pour lui rendre toute la gloire. La souffrance éprouve la vraie valeur de ma foi dans le Seigneur afin de m’amener dans l’obéissance, l’adoration, la louange, et la dépendance à Dieu seul.

“Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Mais beaucoup plus précieuse que l’or périssable est la foi qui a résisté à l’épreuve. Elle vous vaudra louange, gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra.” 1 Pierre 1:6-7

“Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel.” Deutéronome 8:2-3

Glorifier Dieu dans la souffrance : le cas de Job

“Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal.” Job 1:1

“ Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux. L’Eternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Eternel : De parcourir la terre et de m’y promener. L’Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Et Satan répondit à l’Eternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face.” Job 1:6-11

En lisant le texte il est évident que Job n’était pas responsable de sa souffrance, dans le sens qu’il n’a rien fait pour mériter cette souffrance. Dieu porte sa foi à son crédit, et attire l’attention de satan. ‘As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.’ Mais Satan voulant défier Dieu va poser une question qui pourrait s’adresser à nous aujourd’hui. Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu? Si nous formulons cette question en s’adressant à nous même on pourrait dire: Est que c’est de manière désintéressée que je crains Dieu? Est-ce que je le crains sans attendre de lui en retour des faveurs sur le matériel, financier, professionnel et familial? Ou encore est ce que s’il m’arrivait de passer pas des circonstances difficiles telles que: un mariage ou une famille déchiré, la perte de mon emploi, la perte d’un être cher, une maladie qui t’accable de douleur de jour comme de nuit, continueras-je à glorifier le Seigneur?

Job par sa foi a été un instrument puissant entre les mains de Dieu pour confondre satan. Oui Dieu a permit à satan d’accabler Job des pires souffrances. Mais malgré les souffrances qu’il traversait, Job a continué à rendre gloire à Dieu, à honorer Dieu comme Celui qui a tous les droits sur sa vie et ce qu’il possède.

La confiance que Job avait dans le Seigneur, n’était pas dans le but de mériter des faveurs de Dieu. Ce n’est pas que la souffrance inexplicable qu’il traversait ne l’affectait pas profondément, mais il savait que tout ce qu’il possédait n’était que pure grâce.

“Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna,et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté ; que le nom de l’Eternel soit béni !En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu.” Job 1:20-22

La femme de Job, dans le désespoir, va dire à son mari: “Maudit Dieu et meurt.” Mais Job va reprendre sa femme en disant quelque chose de très important, qui montrait davantage son attachement à Dieu.

“Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs !Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.” Job 2:9-10

La réponse de Job nous fait remarquer que bien qu’il considérait que ces malheurs qui s’abattaient sur lui venaient de Dieu, Job 6:4 “Car les flèches du Tout-Puissant m’ont percé, Et mon âme en suce le venin ; Les terreurs de Dieu se rangent en bataille contre moi.”, il n’osa rien attribuer d’injuste à Dieu. Job est resté intègre et n’a point péché contre Dieu. Il faut aussi noter que Dieu en laissant satan éprouver Job, savait que Job allait tenir, sinon il perdrait le pari face à satan. Dieu connaissait très bien l’amour de Job pour lui. Cependant cette souffrance allait amener Job à une autre étape dans la communion avec Dieu, qui est celle d’obéir à Dieu parce qu’il est Dieu.

Eric Ortlund dira ceci dans son article Five truths for sufferers from the book of Job:

“Lorsque Dieu permet des souffrances extrêmes et inexplicables, lorsqu’il semble traiter ceux qui l’aiment comme s’il les déteste, le livre de Job enseigne que Dieu nous délivre de notre banalisation de Dieu comme un moyen pour nos fins et nous donne l’occasion, au milieu d’un chagrin public et caché (1:20), pour l’adorer comme Dieu, pour lui-même, indépendamment de toute bénédiction secondaire que nous pourrions gagner ou perdre. Diapo suivante Un tel culte est douloureux, coûteux et honore profondément Dieu en tant que Seigneur et non en tant que divinité de compagnie. Sans ces expériences tragiques, même les meilleurs d’entre nous s’éloigneront lentement et inconsciemment du culte coûteux et beau de Job dans le premier chapitre de ce livre. Dans la souffrance, Dieu nous sauve, nous livrant dans une relation avec lui-même où il est en réalité Dieu et Seigneur.”

3. La souffrance nous délivre de l’idolâtrie

Dans la logique de plusieurs croyants, Dieu est réduit à celui qui doit s’arranger à nous préserver de tout ce qui est malheur et souffrance. Nous taillons alors dans notre coeur l’image d’un Dieu qui doit mener au succès nos projets, assurer notre santé, empêcher qu’un malheur nous arrive. Tout ceci en utilisant bien sûr les textes sur lesquels on dit exercer notre foi par exemple le Psaumes 91:1-15, ou encore ce texte-ci:

“L’Eternel est ma lumière et mon salut : De qui aurais-je crainte ? L’Eternel est le soutien de ma vie : De qui aurais-je peur ? Quand des méchants s’avancent contre moi, Pour dévorer ma chair, Ce sont mes persécuteurs et mes ennemis Qui chancellent et tombent. Si une armée se campait contre moi, Mon cœur n’aurait aucune crainte ; Si une guerre s’élevait contre moi, Je serais malgré cela plein de confiance.” Psaumes 27:1-3

Toutefois pour garder un certain équilibre, il ne faudrait pas aussi ignorer des textes qui présentent comment Dieu laisse souvent le croyant passer par la souffrance. Il y a par exemple Isaïe 45, 6-7; 2 Corinthiens 12: 7-10, et aussi

Jérémie 20:18 “Pourquoi suis-je sorti du sein maternel Pour voir la souffrance et la douleur, Et pour consumer mes jours dans la honte ?”

1 Pierre 2:20 “En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.”

Hébreux 11 36-39 “d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis,”

Nous sommes souvent très prétentieux et affirmons avec précipitation que Dieu ne pourrait pas permettre que certaines situations difficiles et troublantes arrivent à des chrétiens.

Timothy keller dans son livre la souffrance marcher avec Dieu au travers de la souffrance et de la douleur, raconte:

 » Quelques temps plus tard, les traducteurs ont perdu leurs précieuses fiches linguistiques, fruits d’années de labeur, dans une inondation, puis un vol. Elisabeth s’est mariée avec Jim Elliot, un des cinq jeunes missionnaires qui cherchaient à atteindre les Waorani, peuple de la forêt d’Amazonie, alors isolé et dangereux. Un soir, ils ont fredonné l’hymne We rest on thee, our shield and our defender [Nous nous reposons en toi, notre bouclier et notre défenseur]. Le lendemain, ils ont voyagé dans la forêt. Ils y ont rencontré un groupe de Waorani qui les ont tués à coup de lance. Ces missionnaires ont laissé derrière eux des veuves et des orphelins. Dans Through Gates of Splendor [A travers les portes de la splendeur], où elle raconte la mort de ces missionnaires. Elle dira: ‘De manière récurrente dans l’histoire de l’Eglise chrétienne, le sang des martyrs en a été la sémence. Nous le savons et nous sommes tentés de faire un simple calcul. Cinq hommes sont mort. Il en résultera tant de conversions chez les Waorani. Peut-être que oui. Peut être que non. Dieu est Dieu. Je le détrône dans mon coeur si j’exige qu’il agisse d’une manière qui satisfasse mon idée de la justice. On retrouve le même esprit qui raille:<Si tu es le Fils de Dieu descends de la croix> Il s’agit du fruit de l’incrédulité, de la rébellion, d’une attitude qui dit:<Dieu n’a pas le droit de faire ça à cinq hommes sauf si…>

La souffrance incompréhensible et injuste vient nous faire réaliser que les desseins de Dieu pour nous ne sont pas forcément ce que nous désirons dans nos cœurs. Que notre compréhension de Dieu n’est pas souvent la bonne et que nous devons nous repentir et croire au Dieu souverain qui agit selon son propre conseil et non dans l’exécution de notre volonté, fut telle louable. Ceci nous donne de nous approcher de Dieu avec beaucoup d’humilité.

“O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ?Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ?C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !” Romains 11:33-36

4. Nos souffrances et humiliations glorifient Dieu devant les autres

“Je veux que vous sachiez, frères, que ce qui m’est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l’Evangile. En effet, dans tout le prétoire et partout ailleurs, nul n’ignore que c’est pour Christ que je suis dans les liens, et la plupart des frères dans le Seigneur, encouragés par mes liens, ont plus d’assurance pour annoncer sans crainte la parole.” Philippiens 1:12-14

La lettre de Paul au philippiens est écrite pendant que Paul se trouvait en prison à Rome. Il traversait certainement des circonstances douloureuses et dangereuses pour sa vie. Cependant sa lettre laisse voir plutôt une quiétude et une joie qui transparaissent bien qu’il était dans les liens. Il encourage les Philippiens par ses paroles, et leur laisse savoir que sa souffrance a servi pour une bonne cause. Car à cause de cela le témoignage de l’évangile se répand tout autour de lui et les frères même sont plus encouragés à proclamer l’évangile sans crainte. Paul puisait sa force pendant les moments difficiles dans la joie que lui procurait le Seigneur et le fait que l’évangile était annoncé afin que plusieurs personnes soient sauvées.

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Philippiens 4. 4

Qu’importe ? De toute manière, que ce soit pour l’apparence, que ce soit sincèrement, Christ n’est pas moins annoncé : je m’en réjouis, et je m’en réjouirai encore. Philippiens 1. 18

L’attitude de notre cœur ou encore notre état intérieur qui puise son équilibre dans la paix et la joie que nous accorde le Saint Esprit, et l’espérance de l’éternité, pendant les circonstances difficiles qui pourraient arriver, servira comme témoignage de notre foi afin que ceux qui sont autour de nous voient la grandeur, l’amour, la bonté et la miséricorde de Dieu. C’est un témoignage puissant que de regarder comme un sujet de joie les souffrances par lesquelles nous pouvons traverser, non pas que nous ne sommes pas affectés dans ces moments, mais que notre joie ne dépend pas de la circonstance, mais plutôt du Seigneur.

Dans son livre qui raconte l’histoire de sa conversion, intitulé Forgive me nathasha, Sergei Kourdakov relate les raids de persécution qu’il effectuait pendant les années sombre du communisme. Il raconte entre autres l’histoire de Natasha. Après l’avoir sauvagement battue lors d’un premier raid, Kourdakov la retrouve le lendemain dans un second raid. Il va alors lui infliger une punition plus sévère et humiliante. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il retrouve cette même Natasha quelques temps plus tard lors d’un troisième raid. Il décrit ainsi son sentiment:

“Pour l’une des rares fois de ma vie, j’ai été profondément émue. Natasha avait quelque chose ! Elle avait été horriblement battue. Elle avait été avertie et menacée. Elle avait traversé des souffrances incroyables, mais elle était de retour. Elle avait quelque chose que nous n’avions pas. Je voulais courir après elle et lui demander : «Qu’est-ce que c’est?» Je voulais lui parler, mais elle était partie. Cette héroïque chrétienne qui avait tant souffert de nos mains m’a touché et m’a beaucoup troublé. …” “.. J’ai senti pour la première fois que les croyants n’étaient peut-être pas les idiots et les ennemis que je pensais qu’ils étaient. Natasha avait ébranlé toutes mes notions sur les croyants.”

En conclusion pour cette deuxième partie de notre série sur la souffrance, nous dirons que même si en tant que croyant nous ne pouvons pas expliquer ou comprendre certaines circonstances malheureuses et bouleversantes qui pourraient nous arriver, nous savons une chose c’est que si Dieu le permet c’est pour notre bien. Dieu peut passer par la souffrance pour nous humilier, nous apprendre à reconnaître sa souveraineté afin que nous lui rendions toute la gloire qui lui est dû et que nous dépendons uniquement de lui. Aussi l’attitude de notre cœur c’est à dire croire en la paix et la joie que nous accorde le Seigneur Jésus par le Saint Esprit, pourrait être un témoignage de notre foi envers ceux qui nous regardent traverser par des moments difficiles, afin qu’ils connaissent l’immense Amour et miséricorde de Dieu et croient pour être sauvés.


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souffrance souveraineté

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