Les fausses idées concernant la prière

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Le précédent message portait sur ce qui est communément appelé “le notre père”, ce brillant enseignement sur la prière que notre Seigneur Jésus nous a appris. Nous avons ainsi ressorti plusieurs points à savoir:

  • La prière devrait être une réelle communion entre Dieu et nous, où nous l’écoutons par sa parole sous la révélation du Saint Esprit et nous lui répondons avec un cœur humble et sincère.
  • La prière ne devrait pas être des belles paroles ou des récitations de paroles dans le but que des personnes apprécient notre piété, sinon nous ne serons pas différents des hypocrites décrits par le Seigneur.
  • Avoir Dieu pour père nous donne l’assurance que son amour pour nous ne dépend pas de nos mérites et nous donne de nous approcher de lui par la prière avec assurance de recevoir de lui toute son attention. 

Quand les justes crient, l’Eternel entend, Et il les délivre de toutes leurs détresses;

Psaumes 34 :17

Nos paroles, aussi belles qu’elles soient, ne font pas pression sur Dieu. Le Seigneur regarde au coeur humble et sincère qui s’adresse à lui.

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

Matthieu 6: 7-8

La prière ne devrait pas être seulement une succession de requêtes à Dieu  espérant être exaucés. Mais la prière c’est avant tout l’expression de notre adoration et louange à Dieu en reconnaissant sa seigneurie, son autorité et sa souveraineté.

De David. Mon âme, bénis l’Eternel! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom!
Mon âme, bénis l’Eternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits!

Psaumes 103: 1-2

Quand nous prions, nous devons intégrer que la volonté de Dieu prime sur la nôtre. Ceci nous donne de lui adresser nos prières avec humilité et confiance.

L’Eternel a établi son trône dans les cieux, et son règne domine sur toutes choses.

Psaumes 103:19

De la même manière que nous demandons le pardon de Dieu, nous devons aussi pardonner ceux qui nous offensent.

Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Matthieu 6: 15

1. La prière importune

Luc 11:8-13

Dans cette parabole le mot clé est anaideia (en grec), qui a été traduit dans plusieurs versions de la bible par importunité (action d’importuner, déranger, insister), et a été beaucoup plus compris dans le sens positif: persistance, d’insistance dans la prière. Dans ces différentes traductions, on trouve que l’ami se lève suite à l’insistance de celui qui demande du pain. Et plusieurs personnes interprètent dans le sens d’insistance, persistance dans la prière car cela poussera Dieu à répondre favorablement à la prière. D’autres voient même dans la persistance une démonstration de la foi de celui qui prie.

Toutefois il faut noter que ce mot n’a jamais eu le sens de persévérance, de persistance dans la littérature grec. KE Bailey et AF. Johnson selon leurs travaux sur ce sujet, on fait le tour de la littérature grecque classique et biblique et il ressortait que tous les emplois de ce mot sauf une exception avaient pour sens impudence, impolitesse, sans gêne, absence de honte… Josèphe le cite dix-huit fois, toujours avec un sens négatif ; dans la littérature chrétienne des cinq premiers siècles il a invariablement le même sens. D’où les traductions : « il se lèvera à cause de l’impudence de l’autre, parce que l’autre le dérange sans vergogne mais cette traduction pose tout de même quelques problèmes.

Alfred Kuen, Difficultés bibliques

Cette traduction pose évidemment quelques problèmes que nous aborderons dans la suite de ce message.

Tout d’abord d’où vient-il qu’on a donné le sens d’insistance ou persistance à ce mot dans cette parabole?

Il est probable que ce sens soit venu du fait qu’au verset 9 Jésus dit:« Ainsi, moi je vous dis : Demandez et vous recevrez …  frappez (présent : continuez à frapper) et l’on vous ouvrira …  on ouvre à celui qui frappe » (v. 9). Certains ont vu dans ce verset une graduation dans la requête, et il a été déduit que cette parabole illustrerait une insistance dans la prière. et c’est à partir de cette considération que l’on a donné à aneideia un sens qu’il n’a jamais en grec ni dans la plupart des versions anciennes (coptes, syriaques, arméniennes).

Alfred Kuen, Difficultés bibliques

Quelques problèmes qui se soulèvent avec le sens d’insistance ou de persistance  de cette parabole.

1- Dieu est comparé au dormeur qui décide de ne répondre aux besoins qu’à cause de l’insistance, persistance (obstination), des prieurs. “La prière devient alors un travail pour soulever progressivement la main de Dieu pour libérer ce que nous lui avons demandé”disait le théologien John McKinley

Cela pose un problème fondamental sur le fait que Dieu agit envers l’homme non pas par pure la grâce, mais selon une quelconque action visant à forcer la main de Dieu. Si Dieu connaît nos besoins bien avant qu’on ne lui fasse une demande pourquoi devons nous insister pour avoir la réponse?

2- l’attention est dirigée sur l’ami qui vient demander du pain, qui est comparé ici au prieur. On voit en cela une action d’insistance et obstination du prieur pour avoir de Dieu quoi que ce soit. Ceci pose un problème dans les illustrations du verset 11-13 Jésus dit: Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. 

Le verset 13 nous ressort l’action de grâce de Dieu: Le Saint-Esprit. 

Luc vient préciser “les bonnes choses” dont parle Matthieu 7:11 dans le même contexte du parallèle dans Luc 11:8 . Ces bonnes choses se retrouvent toutes dans le Saint Esprit qui est accordé au croyant.  

Le Saint-Esprit ne s’obtient pas par mérite mais simplement par pure grâce de Dieu, par la foi en la mort et la résurrection du Seigneur Jésus. C’est Dieu qui vient vivre en nous et avec nous par son Esprit.

Quand on situe cette parabole dans le contexte historique et culturel qu’est le Moyen Orient, il en ressort que l’hospitalité était quelque chose de sacré. Quand quelqu’un recevait un hôte chez lui, il devait tout faire pour bien le recevoir. Ce qui justifie le fait que l’homme dont il est question dans cette parabole sort au milieu de la nuit pour aller frapper chez son ami voisin afin de demander du pain pour recevoir son hôte. Afin de ne pas avoir le déshonneur (aneidea) dans sa communauté, le voisin se lèvera pour lui donner le pain.  C’est le voisin à qui on demande le pain que “aneidea” s’applique. Cette  compréhension justifie la traduction de la bible semeur du verset 8:“ Je vous assure que, même s’il ne se lève pas pour lui donner ces pains par amitié pour lui, il se lèvera pour ne pas manquer à l’honneur, et il lui donnera tout ce dont il a besoin.”

Cette traduction tient d’autant plus lorsqu’on voir la structure du verset 8 qui dans plusieurs versions commence de la même manière que les verset 11 et 12 c’est à dire avec un schéma rhétorique c’est-à-dire avec une question qui n’attend pas de réponse, fait ressortir plutôt l’impossibilité d’un refus quelconque. On comprend que Jésus amène son auditoire à réaliser que l’homme qui est de nature méchante, s’il donne de bonnes choses à ceux qui lui sont chers, combien à plus forte raison notre Seigneur qui est riche en bonté et en amour ne nous donnera-t- il pas ce qui est bon pour nous.

Luc 18:1-8

Ce passage est un 2e passage qui est souvent utilisé pour justifier la prière insistante ou importune. 

Mais de quoi est-il réellement question dans ce texte? Quand on lit ce texte plusieurs éléments attirent l’attention:

Verset 1: le but de cette parabole: La nécessité de toujours prier, et ne point se relâcher (la persévérance). Il n’est point question ici d’encourager à prier de manière importune, de penser qu’on peut obtenir l’exaucement à force d’insister.

2-Le juge ne craint point Dieu, n’a d’égard pour personne. Jésus parle d’un juge inique. C’est-à-dire foncièrement méchant.

3-Il rend justice à la veuve uniquement afin que celle ci ne vient plus lui casser la tête.

4-Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ?

Il est question ici des injustices que peuvent subir les chrétiens dans ce monde. Jésus encourage ses élus à persévérer dans la prière face à ces injustices qu’ils vont subir, et que Dieu va leur rendre justice. On ne saurait comparer le juge inique avec Dieu car notre père n’a pas le mal en nature. Mais au contraire agit par amour, bonté et  miséricorde.

5-Jésus conclut cette parabole en disant: quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre. 

Ça nous fait nous rendre compte qu’il y a une liaison avec les passages de Luc 17 qui précède cette parabole. Luc 17 à partir du verset 22 nous parle des évènements qui précèdent la fin (la venue du royaume de Dieu, le retour de Christ). Cette période sera caractérisée par la persécution, l’apostasie et l’incrédulité. Et Jésus de dire que lors de son retour trouvera-t-il encore la foi sur la terre?

Ce verset semble être déconnecté du passage pourtant on peut réaliser que cette question vient ressortir l’idée centrale même de cette parabole: la persévérance dans la prière face aux injustices que subissent les élus de Dieu. Ne croyons pas que Jésus ignorait la réponse à sa question, ou qu’il se demandait si quelqu’un aura encore foi en lui lorsqu’il reviendra. Il voulait plutôt exhorter les disciples à garder confiance, à demeurer fidèles dans la prière et à persévérer jusqu’au bout quelles que soient les situations auxquelles ils feront face. Ceci s’applique au chrétien aujourd’hui face à toutes injustices et persécutions auxquelles il fait face ou pourrait faire face. Il doit persévérer dans la foi et la prière car un jour Dieu lui rendra justice.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! 

Matthieu 5:6

W. Liefeld dit qu’il faut:

interpréter cette parabole en liaison avec le thème eschatologique du ch. 17, comme le montre le v. 8b. L’histoire ne s’applique pas à la prière en général, comme s’il fallait importuner Dieu pour chaque besoin jusqu’à ce qu’il réponde avec réticence. Le thème en est la défense du peuple de Dieu, incompris et souffrant, comme le montre le v. 7. Le peuple de Dieu au temps de l’AT devait s’attendre à Dieu pendant qu’il ferait justice avec une apparente lenteur. ‘Ne laisse pas mes ennemis triompher de moi. Aucun de ceux qui espèrent en toi ne seront honteux » (#Psaumes 25:2-3). Dans les derniers jours, les martyrs attendent que Dieu leur fasse justice (#Apocalypse 6:9-11). A la fin, il n’y a plus de délai et le ‘mystère’ de Dieu est complété (#Apocalypse 10:6-7). Entre temps, nous nous débattons avec le problème du mal et les différentes données de la théodicée (justice de Dieu). Dans ces circonstances, nous devons toujours prier et ne pas nous relâcher’

W. Liefeld Luke 999

La prière de foi

Matthieu 17:14-20

À la suite de la guérison d’un enfant épileptique par Jésus, après que les disciples n’ont pas pu la faire, ceux-ci posent la question à Jésus du pourquoi de leur échec.

20 – Parce que vous n’avez que peu de foi, leur répondit-il. Vraiment, je vous l’assure, si vous aviez de la foi, même si elle n’était pas plus grosse qu’une graine de moutarde, vous pourriez commander à cette montagne : Déplace-toi d’ici jusque là-bas, et elle le ferait. Rien ne vous serait impossible.

Dans marc 11:22-24, on a la même réponse de Jésus suite à la remarque de Pierre après avoir réalisé que le figuier que Jésus avait maudit avait séché.

22  Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu.

23  Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

Suite à cette réponse Jésus va donner une parole d’assurance concernant la prière:

24  C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Ce passage fait une liaison entre la prière et la foi “Croyez que vous l’avez reçu”. Suffit-il de croire pour être exaucé? C’est quoi concrètement croire afin de voir l’exaucement? Est-ce que la foi (ou encore le fait de croire) est une présomption du genre on se met dans un état de pensée positive en citant des textes comme « Tout est possible à celui qui croit », ou « Si tu crois tu verras la gloire de Dieu »? 

C’est autant de questions qu’on pourrait se poser surtout face à la vague d’hérésie apporté par “Le prosperity gospel” dans le milieu chrétien aujourd’hui.

Pour voir clair sur toutes ces interrogations commençons par comprendre ce que c’est que la foi dont parle Jésus  dans cette parabole.

La bible nous présente la foi comme la confiance en un Dieu réel, tout-puissant et proche de nous , bien qu’invisible.

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Hébreux 11:6

Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.

Romains 4: 3

Hébreux 11, nous donne une belle illustration de la foi. La foi n’est nullement présentée dans la bible comme étant une puissance abstraite. Mais par contre elle est présentée comme étant une confiance à Dieu dans la soumission et dans l’obéissance à sa parole.

Faire confiance à Dieu est fondamental, car cela remplit nos coeurs d’assurance que Dieu écoute nos prières et fait dissiper toute inquiétude. La soumission au Seigneur nous amène dans la dépendance à Dieu et nous donne d’expérimenter la notion de la grâce dans l’exaucement de la prière. Et enfin la connaissance de la parole c’est le socle même de l’expression de nos requêtes à Dieu. 

Et voici quelle assurance nous avons devant Dieu : si nous demandons quelque chose qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, nous savons aussi que l’objet de nos demandes nous est acquis.

1 Jean 5:14-15

Ayant compris la foi, à quoi nous renvoie la montagne dans cette illustration de Jésus?

On ne saurait prendre la montagne ici de façon littérale. Dans plusieurs textes de l’ancien testament la montagne a souvent été  une image des obstacles à l’accomplissement du plan de Dieu. dans  Zacharie 4:6-7. Du retour de l’exil après la chute de l’empire babylonienne, Zorobabel qui était alors Gouverneur va entreprendre la reconstruction  du temple de l’Eternel. Dieu va donner une parole au prophète Zacharie via un ange pour Zorobabel, afin de l’encourager pour l’achèvement de la reconstruction du temple, il lui dira que la grande montagne qui est devant Zorobabel voulant l’empêcher à achever la construction du temple sera aplanie. En d’autres termes, le Seigneur ôtera tout obstacle à l’accomplissement de cette reconstruction.

“Alors il reprit et me dit: C’est ici la parole que l’Eternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Eternel des armées. Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations : Grâce, grâce pour elle !”

Zacharie 4:6-7

Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’Eternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit exhaussée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines, Et les défilés étroits en vallons. Alors la gloire de l’Eternel sera révélée, Et au même instant toute chair la verra ; Car la bouche de l’Eternel a parlé.

Esaie 40: 3-5 

Dans un contexte où le peuple passera par une longue période d’exil environ 70 ans de captivité, après quoi le Seigneur les ramènera, Esaïe écrit pour encourager les habitants de Juda à vivre de façon juste dans le présent malgré les épreuves à venir. Esaie appelle le peuple à se préparer par la repentance à l’avènement de l’éternel pendant qu’ils sont entrain de passer par un désert spirituel, le péché qui sera la raison même de leur mise en exil par l’éternel. 

“Elever les vallées” et “niveler les montagnes” font référence de façon hyperbolique à des ouvriers qui aplanissent et améliorent les routes avant le passage d’un personnage important dans une région. Aujourd’hui, on dirait: “dérouler le tapis rouge”. Esaie appelle ainsi Israel à dégager la route afin que le Seigneur puisse venir diriger la nation. Tous les prophètes insistent sur le fait que la nation doit être moralement juste. La nation finira par être purifiée spirituellement quand la gloire “de l’Eternel sera révélée”(Es 40.5) Commentaire biblique du chercheur (AT)

Que se soit dans dans Matthieu 17:14-20 ou dans Marc 11:22-24 qui sont deux contextes différents dans lesquels Jésus a parlé de la foi qui déplace la montagne, Jésus a utilisé ces contextes pour enseigner à ses disciples une vérité universelle: La foi qui déplace la montagne est simplement la confiance et l’abandon à Dieu par Jésus Christ. C’est croire que Dieu est capable d’apporter une solution aux situations difficiles et humainement impossibles à résoudre que nous traversons. C’est cette foi qui nous permet, dans une attitude d’humilité, de soumettre nos prières au Seigneur. Nous lui faisons confiance, car il sait ce qui est bon pour nous et il saura nous répondre, toutefois selon sa volonté. C’est cette foi qui sait reconnaître la souveraineté de Dieu dans notre vie au delà de toutes prières que nous pouvons lui soumettre. 

Job répondit à l’Eternel et dit: Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Job 42:1-2

En conclusion, c’est mal comprendre ces paroles que nous avons abordées plus haut en les utilisant pour justifier la prière importune. Jésus rassure simplement le croyant que si l’homme qui est de nature méchante, donne de bonnes choses à ceux qui lui sont chers, combien à plus forte raison notre Seigneur qui est riche en bonté et en amour ne nous donnera-t-il pas ce qui est bon pour nous.

Quant à la prière avec foi c’est faire confiance à Dieu qu’il est capable d’apporter une solution aux situations difficiles et humainement impossibles à résoudre que nous pouvons traverser.