Tout est grâce

« Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras ! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé. »

Luc 15. 29-32

« Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras ! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ; mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé. »

Luc 15. 29-32

Le fils aîné servait pieusement son père et obéissait à ses ordres. Il n’avait rien à se reprocher, c’était un fils modèle. En retour, il croyait mériter un meilleur traitement que son frère qui avait mené une mauvaise vie avant de se repentir. Mais à sa grande surprise, c’est le contraire qui s’est produit.

Dans le royaume de Dieu, la notion de mérite s’écarte pour faire place à celle de la grâce. On ne doit prétendre à aucun traitement de faveur parce qu’on aurait été obéissant envers le Seigneur. Nous sommes éternellement redevables envers lui à cause du sacrifice qu’il a consenti pour nous sauver. Tout acte d’obéissance que nous posons doit être motivé par un cœur reconnaissant et non par l’espérance d’un gain quelconque. Quoi qu’on fasse de bien, ce n’est que chose normale. Si nous faisons la volonté de Dieu en espérant ainsi garantir une réussite sociale, familiale ou professionnelle ; ou alors si nous croyons que l’échec est la conséquence de la désobéissance, cela signifie que nous mettons la grâce et la souveraineté de Dieu de côté pour faire valoir le mérite. C’est pourquoi le Seigneur dit :

« Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. »

Luc 17. 10

Et par la bouche de Paul, il nous dit encore : « Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. » (Romains 12. 3).

Agir ainsi n’est pas faire preuve de fausse humilité car en effet nous n’avons aucune raison de nous glorifier de nos œuvres, sinon Christ serait mort pour rien puisque par les oeuvres de la loi, nul homme ne sera justifié devant lui, car c’est par la loi que vient la connaissance du péché. (Romains 3. 20) Nous devons nous présenter à Dieu non avec notre propre justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi (Philippiens 3. 9). Le Seigneur ne nous doit rien, nous lui devons tout, à lui soit toute la gloire !

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